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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
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ÉBÉNISTE
Marc Gautron

Marc Gautron

Marc Gautron - Menuisier. Paris. Maître le 25 octobre 1785. Il résida rue de Cléry jusqu'à la Révolution. Il a produit des sièges Louis XVI de modèle classiques, moulurés et …
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ÉBÉNISTE
Antoine Criaerd

Antoine Criaerd

Antoine Criaerd florissait dans la première moitié du règne de Louis XV. Le comte de Salverte le nomme André.
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ÉBÉNISTE
Jean-François-Marcoul Langon

Jean-François-Marcoul Langon

Jean-François-Marcoul Langon - Menuisier. Paris. Maître, le 24 mai 1769.
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ÉBÉNISTE
Jean Chrysostome Stumpff

Jean Chrysostome Stumpff

Jean-Chrysostome Stumpff (1731-1806) - Ébéniste. Paris. Maître le 27 août 1766.
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ÉBÉNISTE
Denis Jullienne

Denis Jullienne

Denis Jullienne - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 31 juillet 1775. Établie rue de Charenton, cet artisan se vouait avec succès à la confection des bois de lits et de sièges avec …
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ÉBÉNISTE
Jean Baptiste Courte

Jean Baptiste Courte

Jean Baptiste Courte ou Kurt (20 septembre 1749 - 28 avril 1843), ébéniste, maîtrise le 20 septembre 1777 à Dijon. Ses meubles s'apparentent souvent à ceux de Demoulin. Il s'agit de …
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ÉBÉNISTE
Martin Ohneberg

Martin Ohneberg

Martin Ohneberg (Né vers 1738) - Ébéniste. Paris. Maître le 7 juillet 1773. Il exploita un atelier rue Traversière Saint-Antoine et plus tard cour de la Juiverie. Ohneberg travailla …
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ÉBÉNISTE
Conrad Mauter

Conrad Mauter

Conrad Mauter (1742-1810) Ébéniste , maître le 10 septembre 1777. Ébéniste du comte d'Artois, originaire d'Allemagne, ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication de …
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ÉBÉNISTE
Jacques Dubois

Jacques Dubois

Jacques Dubois (1693-1763) - ébéniste - Maître le 5 septembre 1742. Dubois est un grand maître, qui a su ne pas se confiner dans un genre et qui a su adapter son talent souple et …
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ÉBÉNISTE
Louis Delanois

Louis Delanois

Louis Delanois (1731-1792) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 27 juillet 1761 : Louis Delanois figure parmi les plus grands menuisiers du XVIIIème siècle – le plus inventif …
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ÉBÉNISTE
Adam Weisweiler

Adam Weisweiler

Adam Weisweiler (1744-1820) – ébéniste – maîtrise obtenue le 26 mars 1778 : Classé parmi les ébénistes les plus remarquables de son époque, Adam Weisweiler se démarque par ses …
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ÉBÉNISTE
Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier

Louis-Charles Carpentier (Mort vers 1787) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 26 juillet 1752.
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ÉBÉNISTE
Charles-Joseph Dufour

Charles-Joseph Dufour

Charles Joseph Dufour (1740 - vers 1780) - ébéniste. Maître le 3 décembre 1759. Après avoir demeuré rue de Bercy jusqu'en 1769, il travailla dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine. De …
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ÉBÉNISTE
Georges Jansen

Georges Jansen

Georges Jansen (Né en 1726) - ébéniste d'origine scandinave. Paris. Maître le 8 avril 1767. Il résida successivement rue Traversière, et rue du Faubourg-Saint-Antoine. Les pièces …
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ÉBÉNISTE
Pierre Moreau

Pierre Moreau

Pierre Moreau (1722 - 27 juin 1798) Menuisier en siège. Maître le 30 mai 1765. Après sa maîtrise, il exerça rue de Cléry pendant sept ou huit ans, après lesquels il abandonna son …
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ÉBÉNISTE
Louis Foureau

Louis Foureau

Louis Foureau - ébéniste. Maître le 27 novembre 1755. Paris.
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ÉBÉNISTE
Jean Caumont

Jean Caumont

Jean Caumont (1736 - 4 septembre 1800) - Paris. Maître le 14 décembre 1774. Mobilier national Paris: console bois doré, style Louis XVI, signée : J.Caumont M. E.
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ÉBÉNISTE
Martin Carlin

Martin Carlin

Carlin Martin (vers 1730-1785) – ébéniste – maîtrise obtenue le 30 juillet 1766 : Ebéniste célèbre du règne de Louis XVI, Martin Carlin s’impose comme le spécialiste des …
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ÉBÉNISTE
Pierre Nicolas Pillot

Pierre Nicolas Pillot

Pierre Pillot (1748 - 1822), Maître à Nîmes vers la fin du règne de Louis XVI.
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ÉBÉNISTE
François Lieutaud

François Lieutaud

François Lieutaud (1665 - 1748), père de Charles Lieutaud et grand-père de Balthazar, reçu Maître à la fin du XVIIe siècle
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ÉBÉNISTE
Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain Dit "Bonnemain le jeune", Antoine Bonnemain est le frère de Pierre Bonnemain. Reçu maître menuisier ébéniste le 18 juillet 1753. Il florissait sous Louis XV et sous …
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ÉBÉNISTE
Etienne Meunier

Etienne Meunier

Etienne Meunier - menuisier en siège. Paris. C'est le plus réputé des menuisiers de ce nom. Il exerçait rue de Cléry vers le milieu du dix-huitième siècle. On lui doit des ouvrages …
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ÉBÉNISTE
Jean-François Dubut

Jean-François Dubut

Jean-François Dubut ( ?-1778) – ébéniste – date de maîtrise inconnue : Ebéniste de talent, Jean-François Dubut réalise en majorité des meubles Louis XV et Transition d’une …
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre