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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
Jean-François Hache

Jean-François Hache

Jean-François Hache dit l'aîné. Menuisier-ébéniste. Grenoble. Il donna de l'extension à l'atelier de Pierre Hache, son père. Il produisit un grand nombre de meubles d'un style et d'un …
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ÉBÉNISTE
Étienne Doirat

Étienne Doirat

Etienne Doirat (1675-1732) - ébéniste. L'un des rares grands ébénistes de la Régence à utiliser une estampille. Ces meubles sont fréquemment réalisés en amarante ou en bois de …
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ÉBÉNISTE
Etienne Meunier

Etienne Meunier

Etienne Meunier - menuisier en siège. Paris. C'est le plus réputé des menuisiers de ce nom. Il exerçait rue de Cléry vers le milieu du dix-huitième siècle. On lui doit des ouvrages …
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ÉBÉNISTE
Pierre Walter

Pierre Walter

Pierre Walter, ébéniste, maîtrise sans doute avant 1738. Il travaillait comme ouvrier libre grande rue du Faubourg-Saint-Antoine vers le milieu du règne de Louis XV
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ÉBÉNISTE
Auburtin Gaudron

Auburtin Gaudron

Auburtin Gaudron - ébéniste à Paris. Il fournit des meubles aux Menus-Plaisirs.
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ÉBÉNISTE
Pierre Macret

Pierre Macret

Pierre Macret (1727-1796) - Menuisier-ébéniste. Paris. "De 1765 à 1771, il livre à la famille royale des bureaux, commodes, encoignures, des tables de quadrille (pour jouer à quatre) en …
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ÉBÉNISTE
Louis-Noël Malle

Louis-Noël Malle

Louis Noël Malle (1734-1782) – ébéniste – maîtrise obtenue le 18 novembre 1765 : Cet ébéniste renommé du XVIIIème siècle s’illustre par une production qui s’étale du style …
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ÉBÉNISTE
Adam Weisweiler

Adam Weisweiler

Adam Weisweiler (1744-1820) – ébéniste – maîtrise obtenue le 26 mars 1778 : Classé parmi les ébénistes les plus remarquables de son époque, Adam Weisweiler se démarque par ses …
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ÉBÉNISTE
Martin-Étienne Lhermite

Martin-Étienne Lhermite

Martin-Etienne Lhermite (vers 1730-vers 1765) - ébéniste - maîtrise obtenue le 22 août 1753 : Ébéniste du XVIIIème siècle, Martin-Etienne Lhermite se caractérise par ses ouvrages en …
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ÉBÉNISTE
Pierre Garnier

Pierre Garnier

Pierre Garnier (vers 1726-1800) – ébéniste – maîtrise obtenue le 31 décembre 1742 : Pierre Garnier figure parmi les plus grands ébénistes de son siècle. Sa spécificité repose …
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ÉBÉNISTE
Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet (Mort en mai 1793) - ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 14 juillet 1754. Cet artisan se distinguait dans la fabrication de sièges de luxe Louis XV et Louis XVI
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ÉBÉNISTE
Godefroy Dester

Godefroy Dester

Godefroy Dester (Mort le 24 décembre 1805) Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 27 juillet 1774.
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ÉBÉNISTE
Étienne Avril

Étienne Avril

Etienne Avril (1748-1791) – ébéniste – maîtrise obtenue le 23 novembre 1774 : Ebéniste sous le règne de Louis XVI, Etienne Avril se caractérise par ses meubles aux panneaux …
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ÉBÉNISTE
Étienne Levasseur

Étienne Levasseur

Étienne Levasseur (1721 - 1798) Menuisier-ébéniste marqueteur. Paris. Maître le 17 décembre 1767. "Il débuta dans l'atelier d'un fils de Boulle dont il fit des imitations. Il employa …
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ÉBÉNISTE
Louis Foureau

Louis Foureau

Louis Foureau - ébéniste. Maître le 27 novembre 1755. Paris.
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ÉBÉNISTE
Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion

Pierre-Benoît Marcion Ébéniste. Paris. Fut l'un des fournisseurs de Napoléon Ier. Dès l'époque Directoire, il tenait un atelier et un magasin d'ébénisterie, rue …
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ÉBÉNISTE
Michel Cresson

Michel Cresson

Michel Cresson (1709 - après 1773) – menuisier en siège – maîtrise obtenue le 30 aout 1740. Frère de Louis, se distingua aussi dans la fabrication de sièges. Il n'a fait que marcher …
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ÉBÉNISTE
Louis Cresson

Louis Cresson

Louis Cresson (1706 - 1761) - Menuisier en siège - Maître le 28 Janvier 1738.
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ÉBÉNISTE
Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig

Jean-Georges Schlichtig (Mort en février 1782) - Ébéniste. Paris. Maître le 2 octobre 1765. D'origine allemande.
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ÉBÉNISTE
François Lebesgue

François Lebesgue

François Lebesgue (Mort le 18 septembre 1765) - Frère supposé de Claude Lebesgue installé rue du Faubourg Saint-Antoine. Sa marque figure sur une commode dans le goût de la Régence, en …
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ÉBÉNISTE
Jean-Ulric Erstet

Jean-Ulric Erstet

Jean-Ulric Erstet (Mort en 1780) - Ébéniste. Paris. Maître 1740. Il exerça rue des Prouvaires, puis rue des Vieux-Augustins, près de la place des Victoires. Il inventa une sorte de …
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ÉBÉNISTE
François Canot

François Canot

François Canot (Mort le 29 octobre 1786), sculpteur lyonnais, né à Paris, est le beau-frère de Pierre Nogaret. Il exerça à Lyon, place Louis-le-Grand, au milieu du XVIIIe siècle. On …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Sageot

Nicolas Sageot

Nicolas Sageot (Né en 1666). Menuisier en ébène à Paris sous la Régence. Maître en 1706. Il était marié à une fille de son confrère Jacques Roussel. Il travaillait sans doute comme …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Blanchard

Nicolas Blanchard

Nicolas Blanchard - Maître à Paris en 1738.
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre