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Les ébénistes du XVIIIe siècle

Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes. Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois ...

ÉBÉNISTE
André-Charles Boulle

André-Charles Boulle

Boulle André-Charles (1642-1732) – ébéniste – maîtrise obtenue av.1666 : Célèbre ébéniste de Louis XIV, André-Charles Boulle figure comme le précurseur du mobilier français du …
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ÉBÉNISTE
Christophe Wolff

Christophe Wolff

Christophe Wolff (1720 - 6 août 1795), originaire d'Allemagne - Ébéniste. Maître le 10 décembre 1755. Son oeuvre se caractérise par une excellente qualité d'exécution.
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ÉBÉNISTE
Bernard II Van Risen Burgh BVRB

Bernard II Van Risen Burgh BVRB

Bernard II Van Risen Burgh (Paris, avant 1705 - Paris, 23 février 1766) Reçu Maître en 1730. BVRB à produit que des meubles de grand luxe dans l'esprit rocaille qui florissait au milieu …
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ÉBÉNISTE
Nicolas Sageot

Nicolas Sageot

Nicolas Sageot (Né en 1666). Menuisier en ébène à Paris sous la Régence. Maître en 1706. Il était marié à une fille de son confrère Jacques Roussel. Il travaillait sans doute comme …
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ÉBÉNISTE
Pierre Antoine Bellangé

Pierre Antoine Bellangé

Pierre Antoine Bellangé (1760-1844) - menuisier en sièges. Paris. Maître le 24 octobre 1788. Il fut un des fournisseurs de la cour impériale puis royal. Rare sont les sièges …
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ÉBÉNISTE
Guillaume Beneman

Guillaume Beneman

Guillaume Beneman (1750-1811) – maîtrise obtenue le 3 septembre 1785 : Il est l’un des derniers grands ébénistes parisiens du XVIIIème siècle. Originaire d’Allemagne, Guillaume …
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ÉBÉNISTE
Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier

Jacques-Pierre Letellier Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 16 décembre 1767. Il travailla rue du Faubourg-Saint-Antoine durant plus d'une vingtaine d'années. Il a laissé sa marque …
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ÉBÉNISTE
Louis Delaitre

Louis Delaitre

Louis Delaitre - Ébéniste Paris, Maître le 19 novembre 1738.
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ÉBÉNISTE
Charles-Joseph Dufour

Charles-Joseph Dufour

Charles Joseph Dufour (1740 - vers 1780) - ébéniste. Maître le 3 décembre 1759. Après avoir demeuré rue de Bercy jusqu'en 1769, il travailla dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine. De …
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ÉBÉNISTE
Jacques-Laurent Cosson

Jacques-Laurent Cosson

Jacques-Laurent Cosson (1737 - 4 avril 1812) - Maître le 4 septembre 1765. Ébéniste réputé.
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ÉBÉNISTE
Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain

Antoine Bonnemain Dit "Bonnemain le jeune", Antoine Bonnemain est le frère de Pierre Bonnemain. Reçu maître menuisier ébéniste le 18 juillet 1753. Il florissait sous Louis XV et sous …
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ÉBÉNISTE
Thomas Hache

Thomas Hache

Thomas Hache (28 novembre 1664 - 13 mai1747). Il est né à Toulouse, commence son tour de France de compagnon ébéniste et s'arrête à Grenoble, travaille chez Michel Chevalier, épouse …
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ÉBÉNISTE
Louis Aubry

Louis Aubry

Louis Aubry (1741 - 21 mars 1814) - ébéniste. Maitre le 31 août 1774. Il demeura rue de Grammont jusqu'à la Révolution, et repris ensuite l'ancien atelier de son beau-père, rue …
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ÉBÉNISTE
Germain Landrin

Germain Landrin

Germain Landrin (Mort en 1785) - Menuisier-ébéniste. Paris. Maître, 16 janvier 1738. Il exerça avec succès pendant près de 50 ans, d'abord rue du Faubourg-Saint-Antoine, puis rue de …
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ÉBÉNISTE
Roger dit Lacroix ou RVLC VanderCruse

Roger dit Lacroix ou RVLC VanderCruse

Roger Vandercruse dit Lacroix (1728-1799) - ébéniste - maîtrise obtenue le 6 février 1755 : Ebéniste de grand talent, Roger Vandercruse Lacroix est l’un de ceux qui marque le plus la …
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ÉBÉNISTE
Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette

Claude-Louis Mariette - Menuisier en siège. Maître le 18 novembre 1765. Il exerçait "au Grand-Charonne", d'où il disparut vers le commencement du règne de Louis XVI. Il a fabriqué des …
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ÉBÉNISTE
Godefroy Dester

Godefroy Dester

Godefroy Dester (Mort le 24 décembre 1805) Menuisier-ébéniste. Paris. Maître le 27 juillet 1774.
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste Tilliard I

Jean-Baptiste Tilliard I

Jean-Baptiste I Tilliard (1685-1766) - Menuisier en sièges, reçu à sa maîtrise en 1717.
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ÉBÉNISTE
Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet

Philippe-Joseph Pluvinet (Mort en mai 1793) - ébéniste-sculpteur. Paris. Maître le 14 juillet 1754. Cet artisan se distinguait dans la fabrication de sièges de luxe Louis XV et Louis XVI
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ÉBÉNISTE
Étienne II Dieudonné

Étienne II Dieudonné

Étienne II Dieudonné - Menuisier. Maîtrise le 27 juin 1740. Dieudonné est fils d'un membre d'une estimable famille de menuisiers et s'adonna à la fabrication de sièges et de bois de …
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ÉBÉNISTE
Georges Jansen

Georges Jansen

Georges Jansen (Né en 1726) - ébéniste d'origine scandinave. Paris. Maître le 8 avril 1767. Il résida successivement rue Traversière, et rue du Faubourg-Saint-Antoine. Les pièces …
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ÉBÉNISTE
Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart

Jean-Baptiste I Tuart - maîtrise obtenue le 1 février 1741: ébéniste du règne de Louis XV. Fut un des fournisseurs de la Cour.
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ÉBÉNISTE
François Mondon

François Mondon

François Mondon (1694-1770) : Cet ébéniste du XVIIIe siècle est issu d’une famille d’artisans du Dauphiné dispersés dans différentes régions de France et à l’étranger. Il est …
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ÉBÉNISTE
Jean-Adam Kierchenbach

Jean-Adam Kierchenbach

Jean-Adam Kierchenbach - ébéniste - maître le 1er décembre 1774.
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LES ESTAMPILLES DES MAITRES-ÉBÉNISTES



Il convient, avant d'étudier les estampilles des maîtres-ébénistes au XVIIIe siècle, de résumer l'histoire des jurandes.

Il faut remonter au XIIIe siècle pour constater l'existence d'une organisation corporative chez les ouvriers du bois.

En effet, dans le livre des Métiers, publié par Étienne Boileau, l'illustre prévôt des marchands, en 1268, sont reproduits les statuts de la corporation qui comprenait alors les huchiers et charpentiers de la grande et de la petite cognée. Cent ans plus tard, Aubriot, prévôt de Paris, institue le privilège des maîtres et fixe le régime de la corporation. Des ouvriers candidats à la maîtrise, il prescrit d'exiger la production d'un chef-d'œuvre. D'autre part, leur accession au grade restait subordonnée à l'approbation des maîtres. Ces deux principes subsisteront jusqu'à la Révolution. Le XVIe siècle ne modifie pas l'institution. Au XVIIe siècle, les menuisiers en ébène se séparent des menuisiers de la petite cognée. Ils vont bientôt prendre le nom d'ébéniste, évidemment fondé, à l'époque où se faisaient les 'cabinets en ébène'.

Au milieu du XVIIIe siècle, toutefois, vont s'aggraver les difficultés mises à l'accès d'hommes nouveaux dans le corps de privilégiés.

Les candidats seront tenus de fournir la preuve qu'ils ont travaillé pendant trois ans au moins chez un maître, et payer une redevance qui variait selon qu'ils étaient les parents ou seulement les apprentis du maître. Celui qui n'était ni l'un ni l'autre payait un tribut de 500 livres et devait justifier de six années de pratique en la qualité d'ouvrier libre.

Ces mesures avaient pour effet, sinon pour objet, de maintenir les brevets de maîtrise dans les mêmes familles, et d'ériger en droit héréditaire ce qui, dans l'origine, était une garantie de valeur professionnelle individuelle.

C'est là, d'ailleurs, le reproche fondamental et persistant qu'au corps des maîtres adressait la corporation des ouvriers libres, qui s'étaient groupés à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Ceux-ci accusaient ceux-là de mettre obstacle au progrès technique au bénéfice de leurs routines. Il est à remarquer que ce même reproche était adressé aux maîtres par les ouvriers que la couronne, dès la seconde moitié du XVIe siècle, avait soustraits au contrôle de la jurande en leur accordant le titre d'artisans et marchands suivant la cour.

Le privilège du logement au Louvre créé par Henri IV, père des industries françaises, les droits d'exception fondés par lui en faveur des lissiers des Gobelins, bientôt, sous Louis XIII, l'établissement des Académies n'ont eu d'autre objet que d'arracher le travail indépendant à la tutelle des corporations.

Les jurandes défendirent leur crédit plus encore que leurs privilèges en imposant à leurs membres l'obligation d'estampiller leurs oeuvres.

C'était comme une caution de belle exécution que les jurandes conféraient aux travaux des maîtres, et, par voie de conséquence, c'était une suspicion qu'elles jetaient sur les oeuvres que leurs auteurs n'avaient pas qualité pour poinçonner du fer de la maîtrise. Celui-ci formait le monogramme J.M.E, initiales des mots juré-maîtres-ébénistes, et non pas, comme on l'a dit, jurés-menuisiers-ébéniste.

Cette marque mesure réellement 7mm de hauteur sur 1cm de largeur.

jme
juré-maîtres-ébénistes

On la trouve apposée non loin de l'estampille particulière au maître.

C'est à partir de 1741 qui le poinçonnage des meubles est rendu, sous peine d'amende, obligatoire.

Auparavant, si quelques artisans avaient (on en a trouvé des exemples dès le XVe siècle) signé leurs ouvrages principaux, le fait restait exceptionnel et volontaire. André-Charles Boulle, de qui l'oeuvre est immense n'a jamais marqué ses meubles.

La plupart des estampilles comprennent le nom complet des maîtres et l'initiale de ses prénom. Les caractères en sont des capitales, et généralement des capitales romaines. Leu hauteur varie de 4 à 8 millimètres: un grand nombre en mesurent 5. Entre l'initiale et le nom, l'usage était d'insérer une fleur de lys; quand éclata la Révolution, la fleur de lys limée devint un simple point. D'ailleurs, il est rare que le dessin de l'emblème ait été nettement tracé par le poinçon.

La place réservée à l'estampille varie suivant le meuble.

Quand un plateau de marbre doit couvrir celui-ci, comme il advient pour les commodes et les secrétaires de dames, l'estampille est ordinairement gravée sur l'arase des montants, ou sur l'une des traverses cachées par le plateau. L'estampille des tables et des bureaux plats se lit sur le bord d'un tiroir; celle des petits meubles est généralement apposée dessous. Les sièges ont été signés, tout d'abord, sur le dossier, puis à l'intérieur de bâti. G. Jacob pose ordinairement son estampille entre les deux pieds postérieurs. Rares sont les estampilles au fer chaud, de même que les marques à l'encre grasse.

Guillaume Janneau (1887-1981), Professeur à l'école du Louvre