Par Brozzetti Antichità
Ce précieux tableau, réalisé à l’huile sur toile, représente Saint Jérôme entendant la trompette de l’ange du Jugement dernier. L’iconographie traditionnelle de Saint Jérôme est ici confirmée par les symboles habituels de sa méditation : il tient un crâne dans sa main droite, tandis qu’au premier plan, un livre relié en cuir est visible. Le saint est également représenté en ermite, semi-nu, vêtu d’un manteau rouge, aux cheveux grisonnants et à la longue barbe blanche.
Il existe plusieurs représentations iconographiques de Saint Jérôme, souvent associées à des épisodes de sa vie. L’une des plus répandues est sa figuration dans le désert, en méditation ou en train d’étudier. Le livre, attribut iconographique récurrent, fait allusion à ses nombreux écrits exégétiques et à la Vulgate. Le crâne symbolise la Vanitas, c’est-à-dire la fugacité de la vie humaine et la méditation sur la mort. Le manteau rouge cardinalice est un élément ...
... distinctif, issu d’une interprétation erronée du Moyen Âge, reprise dans la Légende dorée, qui croyait qu’il avait été cardinal. Comme Jérôme fut le secrétaire du pape Damase, on supposa qu’il avait dû être cardinal, d’où sa représentation avec un habit cardinalice ou des éléments y faisant référence, comme le chapeau rouge.
Le tableau étudié illustre un moment précis de la vie du saint : lorsqu’il s’était retiré en méditation dans le désert et raconte avoir entendu l’annonce du Jugement dernier en percevant un ange souffler dans une trompette. Dans la partie supérieure droite, on distingue en effet la cloche de l’instrument musical angélique, tandis que le saint est représenté en torsion, levant la main gauche vers le ciel. La trompette par laquelle l’ange de l’Apocalypse annonce le Jugement amène le saint à une réflexion sur la mort et sur sa future rencontre avec Dieu.
Saint Jérôme, de son vrai nom Sophronius Eusebius Hieronymus (Stridon, vers 347 – Bethléem, 420), fut proclamé Docteur de l’Église par le pape Pie V en 1576. Né en Dalmatie, dans l’actuelle Croatie, il fut un homme d’une grande culture littéraire. Il étudia la grammaire et la rhétorique à Rome, où il fut baptisé. Plus tard, il se rendit à Antioche et embrassa la vie ascétique en tant qu’ermite dans le désert de Chalcis, au sud d’Alep (cf. Ep. 14,10), se consacrant à l’exégèse biblique et à l’étude du grec et de l’hébreu.
Ordonné prêtre à la condition de conserver son indépendance monastique, il entreprit une intense activité littéraire. En 382, il s’installa à Rome et devint secrétaire et conseiller du pape Damase, qui, impressionné par son érudition, l’encouragea à réaliser une nouvelle traduction latine de la Bible. En se basant sur les textes originaux en grec et en hébreu, Jérôme traduisit en latin les quatre Évangiles, puis le Psautier et une grande partie des textes protocanoniques de l’Ancien Testament. Son œuvre devint la Vulgate, texte canonique de l’Église latine, reconnu par le Concile de Trente.
Après la mort du pape Damase, Jérôme quitta Rome en 385 et entreprit un pèlerinage, d’abord en Terre Sainte, puis en Égypte, avant de s’établir définitivement à Bethléem en 386, où il resta jusqu’à sa mort. Il poursuivit une activité intense, construisant monastères et hospices et enseignant la culture classique et chrétienne. Il est le saint patron des érudits, archéologues, bibliothécaires, étudiants et traducteurs. Le Martyrologe romain le commémore le 30 septembre.
D’un point de vue stylistique, cette œuvre appartient à l’école napolitaine et fut réalisée par un peintre actif au XVIIe siècle. Des études historiques et artistiques sont en cours.
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